Chrystelle Dugimont in the desert
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Le cheminement de la chamane Chrystelle Dugimont : du cosmos à la quête intérieure

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Abandonner les satellites industriels pour contempler le ciel étoilé n’a été que le point de départ – et non l’aboutissement – de l’extraordinaire métamorphose de cette femme originaire de la région.

Il y a les changements de carrière, et puis il y a les métamorphoses complètes. À 54 ans, Chrystelle Dugimont a opéré le genre de virage qui défie la logique conventionnelle : elle a tourné le dos à plus de 30 ans passés dans la communication d’entreprise – plus récemment en tant que responsable médias chez Thales – pour devenir chamane et écritothérapeute. C’est le genre de virage qui surprend. Passer de la technologie spatiale à la guérison spirituelle ? Des systèmes satellitaires au travail de l’âme ? Sur le papier, cela équivaut à faire un grand saut d’un monde à un autre, radicalement différent.

Pourtant, pour Chrystelle, qui a créé son entreprise Chrysaik et pratique près de Grasse, ce changement radical n’était pas un nouveau départ mais plutôt un retour aux sources. C’était plutôt le monde de l’entreprise, avec ses présentations soignées et ses messages stratégiques, qui avait été juste un détour.

Chrystelle Dugimont with tambour

Photo Chrystelle Dugimont

Le chamanisme, le travail énergétique et l’écriture inspirée ont toujours été le vrai nord vers lequel Chrystelle naviguait depuis l’enfance. Elle avait simplement passé trente ans sur une route plus socialement acceptable.

« Mais maintenant j’ai retrouvé ma liberté d’ÊTRE », dit-elle. « Je laisse ma puissance de femme sauvage s’exprimer. J’ose. »

Aujourd’hui, elle propose des soins chamaniques, en personne et à distance, à une clientèle internationale, ainsi que des séances d’écrito-thérapie. Elle se réveille désormais chaque matin avec un but. Elle n’a aucun regret de ce changement. Sa vie professionnelle a retrouvé son sens.

Chrystelle Dugimont mosaic butterfly

Des « boucliers orbitaux contre les micrométéorites » et des « coques pressurisées lancées vers l’ISS » aux voyages chamaniques dans des mondes invisibles… Ces nombreuses années dans la technologie ont appris à Chrystelle qu’oser rêver et se lancer est la première étape essentielle pour conquérir de nouvelles frontières. Et elle est et reste toujours une communicatrice qui fait le pont entre les mondes.

Ce qui nous ramène à ce remarquable virage à 180 degrés, qui est aussi, d’une certaine manière, un cercle complet.

Commençons par le début. Vous avez dit que vous ne croyez pas au hasard, et que même enfant vous suiviez des signes. Quelles ont été ces premières expériences qui vous ont fait sentir différente des autres enfants ? Et comment votre famille a-t-elle réagi à cette sensibilité ?

J’ai grandi dans la région parisienne, enfant unique dans une famille traditionnelle où l’ésotérisme n’était pas au cœur des discussions. Mais j’étais hypersensible dès le départ. Je ressentais une véritable connexion avec la nature, en particulier avec les arbres. Je passais tout mon temps libre dans les bibliothèques, j’étais une véritable accro à la lecture. Les livres sont devenus ma façon de voyager, et les mots sont devenus mes amis.

Chrystelle Dugimont as a child with her father

Photo Chrystelle Dugimont

Avec ma marraine, dont j’étais très proche, j’ai découvert les dimensions spirituelles. Elle m’a appris la communication avec les anges. J’ai compris très tôt qu’il y a des choses concrètes que nous pouvons voir, et puis il y a les ressentis qui nous enveloppent. Dans mes rêves, je voyageais dans ces mondes invisibles et je rencontrais des réalités surprenantes et magiques. Je lisais des livres sur l’Amazonie, la Mongolie, les chamans, les guérisseurs, les sorcières. Je me sentais plus vivante à travers ces histoires que comprise dans ma vie de tous les jours.

Être différente et laisser sa vraie nature s’exprimer n’était pas facile. J’ai donc pris une voie plus classique. Mais je n’ai jamais cessé de suivre ces signes, comme un fil invisible qui me montrait la voie.

Vous avez travaillé pour de grandes entreprises technologiques, côtoyant des gens de tous horizons et rendant des histoires complexes faciles à comprendre. Avec le recul, était-ce une préparation nécessaire pour le travail que vous faites maintenant ?

Oui, ça l’était, mais il m’a fallu du temps pour le comprendre.

Après mon baccalauréat, j’ai étudié le commerce et me suis spécialisée en communication. J’ai commencé chez IBM, puis je suis passée à une plus petite entreprise, et plus tard j’ai rejoint Alcatel pour gérer les relations publiques et presse d’une filiale start-up qui construisait des portails internet. Finalement, j’ai rejoint Thales Alenia Space à Cannes en tant que responsable de la communication interne, passant des années à mettre en valeur le travail d’employés fiers de leurs contributions à la technologie spatiale. Je suis ensuite responsable médias chez Thales, ce qui allait devenir le dernier chapitre de ma carrière en entreprise.

Chrystelle Dugimont with astronaut Thomas Pesquet and colleagues at Thales Alenia in Cannes

Photo Chrystelle Dugimont

Chrystelle Dugimont at Thales Alenia Space - photot credit Christophe Lepetit

Photo © Christophe Lepetit

J’appréciais particulièrement les aspects relationnels et la qualité d’écoute qu’impliquait mon métier. À l’époque, je pensais que cela me permettait d’être alignée avec moi-même. Mais en réalité, je me cachais derrière un masque. Et pourtant, ces compétences – l’écoute profonde, la capacité à communiquer des idées complexes, l’empathie – elles sont toutes essentielles à mon quotidien d’aujourd’hui. La différence, c’est que maintenant je les utilise pour aider les gens à retrouver leur moi profond et communiquer avec, et non plus avec la presse ou les actionnaires.

Deux pertes majeures – le décès de votre père en 1998 et une fausse couche en 2003 – semblent avoir été des tournants. Comment le deuil a-t-il ouvert les portes au travail spirituel que vous faites maintenant ? Qu’avez-vous appris de ces expériences sur l’énergie, le lien entre les mondes et l’invisible ?

Mon père est décédé subitement en 1998. Quelques mois plus tard, j’ai donné naissance à ma fille. Cette rencontre simultanée de la mort et de la naissance ouvre une brèche dans ma vie bien ordonnée. Des questions sur la vie, la mort, le libre arbitre et les choix que nous faisons en tant qu’êtres humains… tout a refait surface. Dans cette même période, j’ai vécu une expérience énergétique extrêmement puissante avec mon père. Je rentrais du travail en voiture un soir, et je l’ai senti assis à côté de moi. C’était indéniable. Ce moment m’a appris que tout est énergie et que tout perdure, d’une manière ou d’une autre. La petite fille que j’avais soigneusement cachée à l’intérieur a repris vie.

Après cela, j’ai beaucoup lu sur l’ésotérisme, la spiritualité, la psychologie, les états de conscience modifiés et le chamanisme. C’est ce développement personnel qui m’a ouvert de nouveaux horizons.

Photo by Ales Krivec on Unsplash; licensed under the Unsplash+ License

Photo by Ales Krivec on Unsplash; licensed under the Unsplash+ License

Arrive 2003 où je fais une fausse couche. Malgré la douleur, j’ai su immédiatement que j’étais connectée à cet enfant, qui s’est manifesté quelques années plus tard. Cela m’a aidée à faire définitivement mon deuil. Ces pertes m’ont appris que le monde invisible est toujours présent, toujours en communion avec nous, si nous sommes prêts à écouter. La naissance de mon fils en 2005 et notre déménagement dans le Sud-Est de la France en 2007 ont également été de grandes étapes. J’ai finalement compris que tout se mettait en place et avait du sens. Malgré tous ces signes, j’ai poursuivi mon chemin dit « traditionnel ».

Après de nombreux stages énergétiques, vous vous formez au chamanisme en 2017 auprès de Laurent Huguelit et Angéline Bichon, créateurs de l’Outre-Monde. Qu’est-ce qui, spécifiquement, dans le chamanisme a résonné en vous ?

En 2017, j’ai lu une interview de Laurent Huguelit, un chaman et boudhiste suisse, dans un magazine spécialisé. J’ai compris immédiatement que j’avais enfin trouvé ce dont j’avais besoin pour renaître. C’était ma plus belle métamorphose.

Toutes mes autres pratiques – travail énergétique, lithothérapie, ateliers d’élévation spirituelle – me permettaient de voyager de plus en plus loin dans les mondes invisibles. Je découvrais des lieux que je ne voulais plus quitter. Je me reconnectais aux énergies divines. Mais je sentais toujours qu’il manquait quelque chose. J’avais besoin de travailler sur mon ancrage, mon lien à la terre.

Chrystelle Dugimont drum

Photo Chrystelle Dugimont

Le chamanisme m’a apporté cela. C’est une pratique riche de sens, accompagnée de mon tambour et de mes chants ; elle fait le pont entre les deux mondes, les royaumes spirituels élevés et notre Terre-mère. Mon mari et moi avons commencé notre formation chamanique ensemble, et j’ai continué à l’approfondir année après année avec notre cercle familial. Cela intégrait absolument tout ce que je recherchais depuis des années.

Pour les lecteurs peu familiers avec le chamanisme au-delà des stéréotypes, pouvez-vous expliquer ce qui se passe réellement lors d’une séance de soin chamanique ? À quoi ressemble le voyage, et comment travaillez-vous avec vos patients ?

Tout d’abord, il est essentiel de comprendre que le soin chamanique est une pratique énergétique qui ne remplace pas un traitement médical. Le chaman agit comme un intermédiaire entre le client et les mondes invisibles, fusionnant avec ses esprits qui perçoivent et agissent à travers lui. Il se connecte avec ce que j’appelle le « médecin intérieur » du patient, qui continue la guérison par la suite. L’objectif final est l’autonomie de la personne.

Une séance dure environ une heure et commence par une discussion pour clarifier les intentions et les besoins. Je fusionne avec mon esprit guérisseur et je me connecte à la personne (à distance, j’utilise une photo, me connectant à travers les yeux). Je scanne l’énergie du corps pour identifier où l’énergie est bloquée ou bien circule mal. Mes chants se mêlent au tambour tandis que les esprits travaillent à nettoyer, remettre en circulation et/ou recharger le flux énergétique. À l’issue du soin, nous échangeons brièvement de cette expérience avec la personne.

Chrystelle Dugimont treatment room / espace de soin

Courtesy Chrystelle Dugimont

Le chamane ne raconte pas son voyage puisqu’il sait que le soin est déjà en intégration au sein du patient, et également pour le mental ne prenne pas le relais. Il est important que la personne vienne avec une intention sincère pour que le soin s’expanse. Le soin en personne est très puissant car les clients ressentent directement les vibrations. Le soin à distance est différent mais tout aussi efficace. Je pratique quand les esprits indiquent le bon moment, de jour comme de nuit, sans planification.

Tout le monde ne ressent pas immédiatement les effets énergétiques du soin, mais cela ne signifie pas que ça ne fonctionne pas. Les effets peuvent apparaître instantanément ou des semaines plus tard.

Vous pratiquez et enseignez également «l’écriture intérieure », ou écriture inspirée. Cela semble être une pratique distincte du soin chamanique. Pouvez-vous expliquer ce que c’est, en quoi cela diffère du journal intime ordinaire, et comment c’est devenu une pratique d’ancrage si importante pour vous ?

Les mots sont arrivés très tôt dans ma vie. D’abord à travers la lecture, pour m’évader et vivre des aventures magiques quotidiennement. Puis à travers mon journal et mes poèmes. Je vis la vibration des mots. J’ai expérimenté leur pouvoir spirituel, qui permet d’accéder aux aspects plus profonds de notre être.

Pratiquée consciemment, l’écriture intérieure vous permet d’atteindre vos inspirations profondes, de vous ouvrir aux émotions et de les libérer, d’écouter ce que votre voix intérieure vous murmure. C’est bien plus que jeter quelques mots sur une page blanche. C’est s’offrir un moment pour soi. C’est ouvrir sa créativité en oubliant l’acte même d’écrire pour entrer dans un état méditatif.

Chrystelle Dugimont mosaic

Photo Chrystelle Dugimont

Je la pratique presque quotidiennement. Mes carnets sont remplis de textes poétiques. Cet ancrage par l’écriture était essentiel pour moi, en parallèle de mes créations en mosaïque. 

La citation de Marguerite Duras sur votre site web est frappante : « Écrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. » Comment cela exprime-t-il ce que l’écriture intérieure signifie pour vous ? Et comment guidez-vous les autres à travers cette pratique ?

Le secret de l’écriture intérieure est d’oser. De surmonter ses doutes et ses peurs et de laisser son intuition s’écouler librement dans l’instant.

J’offre un accompagnement personnalisé pour aider les gens à mettre leur imagination et leurs sentiments en mots. Il s’agit d’aller dans cet espace où vous ne jouez pas à être quelqu’un, où vous n’essayez pas d’être intelligent ou juste correct. Vous permettez simplement à ce qui doit émerger de s’exprimer C’est « hurler sans bruit », la libération de tout ce que vous portez en vous et que vous n’avez pas pu dire à voix haute.

L’écriture intérieure est une art-thérapie puissante, comme le dessin ou la danse, et prolonge magnifiquement le soin chamanique. Après les séances, je suggère souvent aux patients d’écrire sur leur expérience sous la forme qui leur convient. Certains partagent leur écriture avec moi pour un travail continu à travers des exercices supplémentaires.

Pour l’écrito-thérapie, nous discutons des besoins et je propose des outils spécifiques : des carnets de bord pour révéler des schémas, des lettres à des personnes qui ne seront jamais envoyées, des journaux de gratitude ou des journaux de réussite. Le fil conducteur est de libérer ce qui a été retenu à l’intérieur. Bien que vous puissiez trouver des exercices en ligne, être accompagné signifie partager vos émotions avec quelqu’un de neutre pour atteindre l’alignement et la paix intérieure plus rapidement. Je propose également de l’écriture créative à travers des poèmes ou des haïkus.

Vous avez également réalisé un livre appelé « Elles en Une ». Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ? Comment se présente-t-il ? A qui est-il destiné, et comment complète-t-il votre travail de guérison ?

« Elles en Une » est un livre soin. Il est né dans mon cœur il y a quelques années. Il a mûri longtemps avant de prendre racine aujourd’hui. Je l’ai dédié à toutes les femmes du monde, de la plus jeune à la plus âgée. C’est une histoire de guidance et de connexion à la Terre-Mère. C’est l’histoire de femmes de tous âges, de tous pays, différentes et pourtant identiques. C’est l’histoire d’une sororité unique, un lien invisible reliant toutes les femmes les unes aux autres. C’est l’histoire de la Vie et de la Mort. C’est mon histoire, c’est votre histoire.

Photos Chrystelle Dugimont

Mon ouvrage se compose de quinze tableaux – textes et visuels – qui peuvent être lus page après page, ou au hasard : ouvrez une page et laissez-vous plonger dans vos émotions.

Au-delà de l’écriture, vous créez également des œuvres en mosaïque. Comment le fait de travailler avec la pierre, la terre et la couleur s’intègre-t-il à votre pratique chamanique ? Le processus créatif lui-même est-il une forme de guérison ou d’ancrage pour vous ?

Absolument. J’ai trouvé mon ancrage dans la création d’œuvres en mosaïque, dans le travail avec la pierre et la terre. Le mélange de couleurs et de formes. C’est comme une musique terrestre pour moi. Vous cassez quelque chose pour le reconstruire différemment, mieux et plus beau qu’avant.

Le travail de mosaïque m’a appris la patience entre les différentes étapes de la création. Il m’a appris l’acceptation du résultat final, qui n’est pas toujours conforme à l’image rêvée. Apprendre à accepter ce qui émerge plutôt que de forcer votre vision sur la réalité est une leçon puissante lorsque l’on est sur un chemin spirituel.

Travailler avec mes mains, avec des matériaux tangibles, me permet de rester ancrer alors que je voyage régulièrement dans les mondes invisibles lors de mes soins. J’ai besoin des deux. Vous ne pouvez pas exister seulement dans les dimensions spirituelles, vous avez besoin de l’argile, de la pierre, de la terre sous vos mains pour rester équilibré.

Photos Chrystelle Dugimont

La décision finale de quitter Thales, particulièrement présent dans l’industrie de la défense, à la mi-2025 a été motivée par une quête de sens. C’est une rupture éthique importante après tant d’années. Pouvez-vous parler de ce qui vous semblait spécifiquement incompatible ? Et la décision a-t-elle été soudaine, ou s’est-elle construite depuis un certain temps ?

Le déclencheur est venu à la mi-2025. Le moment était arrivé d’offrir ce que je fais le mieux à un plus grand nombre de personnes. Les valeurs défendues dans le secteur de la défense ne correspondaient plus aux miennes. Je ne peux pas être plus précise que cela, mais mon non-alignement était devenu trop important. Cela s’est fait doucement mais il y a eu un moment précis où j’ai su : c’est le bon moment.

Je n’ai aucun regret d’avoir quitté un poste à responsabilité avec un salaire attractif. Ma vie professionnelle a de nouveau un sens. Se lever chaque matin est redevenu un plaisir. Et créer ma propre entreprise où je peux aider les autres à trouver leur équilibre a été une joie.

Vous travaillez maintenant avec une clientèle internationale, en présentiel et à distance. Qu’est-ce que les gens cherchent généralement quand ils viennent vous voir ? Y a-t-il des demandes, des blessures, des blocages récurrents ?

Les gens cherchent à retrouver l’ancrage et le bien-être dans leur vie. Ils veulent débloquer et libérer des émotions. Ils ont besoin de temps pour eux. Bien que certains viennent simplement pour prendre soin d’eux ou pour vivre quelque chose de nouveau, la plupart arrivent avec des nœuds émotionnels ou des addictions à libérer. Une fois que la guérison commence, de nouvelles couches émergent souvent.

Certains cherchent un travail spécifique sur des mémoires de vies antérieures ou des questions liées à la mort. Chaque guérison est différente, chacune propose un voyage unique. L’ayant moi-même expérimenté pendant plus de quinze ans, je crois au rééquilibrage de l’Être. Je crois aux voyages chamaniques qui permettent la guérison des blessures de la vie. Je crois au pouvoir de l’écriture comme révélateur de soi.

Sunrise seen from Poon Hill - By Sdhital - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59430987

Sunrise seen from Poon Hill – By Sdhital – Own work, CC BY-SA 4.0, link

Votre entreprise s’appelle Chrysaik, qui joue sur votre nom. Dites-nous ce que Chrysaik représente et comment vous avez choisi le nom.

Aujourd’hui je suis entière. JE SUIS, et je l’écris en toutes lettres : je suis Chrystelle : un R pour structure, un Y pour ancrage, deux L pour voler vers le ciel, pour aller rencontrer mon âme et ma créativité. Je suis faite de multiples facettes. Et ce « multiple » fait de moi une Unité.

Chrysaik fait également référence à la création au sens large : mes mosaïques, oui, mais aussi le pouvoir créateur en nous tous. Je crois que nous avons le pouvoir de créer nos vies : nous attirons ce que nous projetons.

Le nom Chrysaik vient de cette compréhension. C’est mon nom, mais il est aussi devenu plus grand que moi. Il représente cette intégration de toutes les parties… les aspects structurés, ancrés et les dimensions créatives, spirituelles. Tout ce que j’avais fragmenté pendant tant d’années, vivant divisée entre le monde de l’entreprise et ma véritable vocation, est finalement devenu unifié.

Et enfin, Chrysaik évoque la chrysalide (la transformation de la chenille en papillon). D’où le logo en mosaïque du papillon.

Chrystelle Dugimont Chrysaik logo

Courtesy Chrystelle Dugimont

Que leur diriez-vous aux lecteurs qui pourraient ressentir cette même dualité entre les attentes sociétales et leur vocation authentique, qui sentent qu’ils vivent derrière un masque, comme vous le faisiez autrefois ? Surtout pour ceux qui ont construit des carrières impressionnantes mais se sentent attirés vers quelque chose de complètement différent ?

Très simple : Écoutez votre voix intérieure. J’ai passé plus de trente ans à construire une belle carrière vue de l’extérieur, mais je cachais qui j’étais vraiment. Je pensais être pratique, réaliste, responsable. Mais en réalité, j’avais juste peur. Le secret, que ce soit dans l’écriture intérieure ou dans la vie, est d’oser. De surmonter vos doutes et vos peurs et de laisser votre intuition vous guider.

Je peux vous le dire : se réveiller chaque matin avec un désir sincère, avec un but, il n’y a rien de comparable à cela. Ni le salaire, ni le prestige, ni la sécurité. Si vous ressentez cette attraction, c’est votre âme qui essaie de vous dire quelque chose. N’attendez pas aussi longtemps que moi pour l’écouter.

Chrystelle Dugimont - Ma Libellule Esprit Grand Saut 8 circuits

Photo Chrystelle Dugimont

Son parcours peut sembler être un saut d’un univers à un autre, mais peut-être est-il plus juste de dire que Chrystelle a finalement cessé de chevaucher deux mondes et a choisi de vivre pleinement dans celui qui l’appelait depuis l’enfance. La petite fille qui voyageait vers des royaumes magiques dans ses rêves, qui se sentait comprise en lisant des histoires de guérisseurs et de chamanes, qui savait que tout est énergie, ne se cache plus. Elle est enfin chez elle.

Pour en savoir plus sur le travail de Chrystelle, planifier une séance de soin chamanique, explorer sa pratique d’écriture intérieure ou découvrir son livre, visitez chrysaik.com

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  • Toutes les photographies sont de Chrystelle Dugimont, sauf mention contraire.

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Written by
NATJA IGNEY

Natja Igney is a feature writer for international magazines with a particular interest in theatre, science, and environmental and humanitarian issues. She has been a regular contributor to Riviera Buzz since 2014.

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